24/05/2019

Les Pot’irons, 5 ans déjà ! - +

Non loin du centre-ville de Saint-Denis, Les Pot’irons animent les soirées de la capitale réunionnaise depuis cinq ans déjà. Devenu lieu incontournable des noctambules, ce bar a trouvé son créneau : la musique électronique et les concerts.  SOIREE POTIRONS-15

 

Joyeux anniversaire Les Pot’irons ! En mars dernier, le bar de nuit installé à quelques encablures des Camélias a soufflé ses cinq bougies. Apprécié notamment pour sa programmation musicale quotidienne, l’établissement ne s’était pourtant pas positionné sur ce créneau à son ouverture en 2010. Au départ, l’idée de Raphaël Guérin, entouré de son frère Benjamin et d’un ami de longue date, est d’en faire un bar-restaurant avec un service assuré midi et soir. « Nous n’avions pas de programmation musicale. Mais après six mois d’ouverture, nous avons instauré les soirées électro tous les jeudis soir et, plus timidement, quelques concerts », se souvient le patron des lieux.

Et la mayonnaise prend. De son comptoir, le gérant constate rapidement que Saint-Denis manque de lieux festifs, notamment les soirs de semaine. « J’étais confiant car il n’y avait rien aux alentours. Et puis j’ai réfléchi en tant que client qui aime faire la fête. » Dès la deuxième année, Raphaël fait appel à un programmateur musical et pas des moindres : Sébastien Broquet, alias « Seb The Player », s’occupera de la programmation des Pot’irons. Celui-ci sera relayé trois ans après par Fabienne Mercier puis Guillaume Perrot, l’actuel programmateur. Depuis son ouverture, l’établissement peut se targuer d’avoir reçu Alexander Barcks en résidence tous les mercredis pendant un an, ou encore Manu le Malin et Jeff K dans le cadre des Electropicales, qui depuis quatre ans, organisent une de leur soirées au Pot’irons. Sans oublier le plateau local avec Christine Salem, Lindigo, Tiloun ou encore Lo Gryo. Si la programmation était restée dans les mains de Raphaël, jamais de telles pointures de la musique électro n’auraient mis les pieds au Pot’irons. « J’ai délégué car à l’époque je n’avais pas le temps de m’en occuper et surtout je n’avais pas les contacts. C’est un métier. Il faut prendre le temps de chercher et de découvrir des artistes, locaux ou internationaux. »DSC_6841

 

Plein quasiment tous les soirs

 

De 2010 à 2013, l’équipe des Pot’irons assure une cinquantaine de couverts le midi, autant le soir. Mais il y a deux ans, Raphaël décide de stopper la restauration du midi et d’alléger celle du soir. « Avec l’affluence, c’était trop compliqué de pouvoir faire un bon service le soir, alors nous sommes passés aux tapas pour que les clients puissent tout de même se restaurer », explique-t-il. Quant au service du midi, il est arrêté volontairement pour alléger l’emploi du temps. « Avec une fermeture quotidienne à 2 heures du matin, c’est compliqué d’être en forme pour assurer le service du midi… » D’autant que, du mercredi au vendredi, le bar fait le plein quasiment tous les soirs. « Le samedi, cela dépend de la programmation. Et même si tu fais venir des pointures, les clients ne répondent pas toujours présent », précise-t-il.

Pour se diversifier un peu, le patron a tenté de devenir lieu d’exposition. Une expérience très vite arrêtée. « Nous avons fait cette expérience pendant un an, mais c’était compliqué. Dès qu’il y a du monde, il faut surveiller les œuvres et comme nous avons eu un peu de casse, j’ai décidé de stopper net. » Non pas que la clientèle soit mal élevée, mais selon l’affluence, le bar peut accueillir jusqu’à 280 personnes !

 

« Un bar de copains »

 

À la question, comment qualifier les Pot’irons ? Raphaël réfléchit un instant : « C’est un bar de nuit ou un bar musical. Ce n’est pas un café-concert car nous fonctionnons principalement avec des DJ’s et encore moins un café culturel. C’est un bar de copains, qui viennent surtout pour danser et écouter de la musique. »

Et ce n’est pas un bar à cocktails non plus. Aux Pot’irons, pas de mixologie ni de cocktails compliqués. « Je veux rester sur un bon rapport qualité-prix pour n’évincer personne, indique le patron. Maintenant, si un client nous demande un cocktail spécial, on peut lui faire. » Son plus gros débit ? La bière, avec 20 à 30 fûts écoulés chaque semaine, mais aussi les mojitos et les ti’punchs.

Côté clientèle, le panel est très large. « Ce sont tous les gens qui veulent bien venir », sourit Raphaël. Aujourd’hui, il se dit satisfait de l’affaire qu’il a montée avec son frère et son ami. Car ouvrir un bar, Raphaël y songeait depuis longtemps même s’il n’est pas du métier à l’origine. En revanche, il aime les lieux festifs. Issu du bâtiment, il a été à la fois conducteur de travaux, cordiste, puis agent immobilier… Et c’est ce dernier emploi qui lui a permis de dénicher cette affaire, qui avait accueilli un temps un autre lieu emblématique de la vie nocturne dionysienne, aujourd’hui disparu, Les Récréateurs.


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